Monday, March 16, 2009

Un clip Bollywood pour vendre des missiles

L'industrie de la défense israëlienne ne manque pas d'audace marketing. Pour s'attirer les faveurs de l'Etat Indien qui ne mégote pas sur les investissements en défense actuellement , la firme Rafael a proposé à l'Aero India de Bangalore un clip façon Bollywood. On y voit un couple danser et chanter au milieu de danseuses, d'un décor kitchissime... et de missiles. La femme - l'Inde on imagine - demande sécurité et protection à l'homme - le missile est un phallus, non ? - qui explique qu'ensemble ils seront forts. Lire la suite l'article

Interrogé par un blog spécialisé américain, un responsable de la firme affirme que ce ne serait pas la première fois que Rafael agit régulièrement de la sorte : " Au Bresil nous avons fait une vidéo avec du football , vous savez le football est très important là-bas. A Paris la vidéo parlait de Napoléon et de la Renaissance. En pologne notre clip avait pour thème Chopin et Copernic. En Angleterre c'était Shakespeare".

Merci Dereck !

Friday, February 27, 2009

Gaza : ces crimes de guerre qui ne doivent pas rester impunis

Khaled Abed Rabbo, trente ans. Il se trouvait avec sa famille au rez-de-chaussée d’un immeuble du hameau d’Ezbet Abed Rabbo (au nord de Gaza) dans lequel vivaient 27 personnes. Le 7 janvier, en milieu de matinée, les Israéliens sont arrivés. Ils ont installé un poste militaire. Les chars se sont mis en position derrière des buttes de sable alors que, par haut-parleurs, ils intimaient l’ordre aux gens de sortir. « Comme nous habitions au rez-de-chaussée, nous sommes sortis les premiers, a raconté Khaled à l’Humanité. J’étais avec ma femme, nos trois filles et ma mère. J’avais un drapeau blanc. Sur le char, il y avait deux soldats. L’un mangeait des chips, l’autre du chocolat. On est resté comme ça pendant plus de cinq minutes, alignés. Personne ne nous disait rien. On ne savait pas quoi faire. Soudain un soldat est sorti du char. Il était roux et portait les papillotes des religieux. Il a tiré sur ma petite fille de deux ans, Amal. Ses intestins sont sortis de son ventre. Puis il a visé en rafale celle de sept ans, Sohad. Ma femme s’est évanouie. Il a tiré sur ma mère. » Les deux petites filles, Amal et Sohad, sont mortes. La troisième, grièvement blessée, a été évacuée vers la Belgique. Elle est tétraplégique.


Mondialisation.ca, Le 25 février 2009

Friday, February 20, 2009

Israël prêt pour une offensive militaire contre l’Iran

Après Gaza, le monde peut-il se permettre de vivre avec un Israël nucléaire?


Mondialisation.ca, Le 19 février 2009





Le 14 février, l’agence de presse australienne The Age révélait ceci :

Un haut diplomate israélien a annoncé qu’Israël est prêt à lancer une offensive militaire contre l’Iran afin de l’empêcher de développer des armes nucléaires.

Lors d’une entrevue avec The Age, Dan Gillerman, Représentant permanent d’Israël aux Nations Unies de 2003 à septembre dernier, a déclaré que le délai alloué aux efforts diplomatiques visant à empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires était possiblement déjà expiré.

« Le monde ne peut pas se permettre de vivre avec un Iran nucléaire », a affirmé M. Gillerman.

En vérité, après avoir été témoin des crimes de guerre d’Israël au Liban et dans les territoires palestiniens occupés illégalement, le monde ne peut pas se permettre de vivre avec un Israël nucléaire. Contrairement à l’Iran, Israël a développé clandestinement des centaines d’ogives nucléaires et d’armes chimiques sans aucune supervision de la communauté internationale. L’Iran poursuit pour sa part son programme nucléaire en coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de l’ONU

Selon un reportage de Press TV du 13 février,

Le nouveau chef du renseignement américain a confirmé les conclusions d’un rapport des services secrets de 2007 selon lequel l’Iran ne possède pas de programme d’armes nucléaires.

Dennis Blair a affirmé au Senate Intelligence Committee (comité sénatorial du renseignement) que son organisation estimait que Téhéran ne possède pas de programme d’armement nucléaire ni de travaux de militarisation.

Un National Intelligence Estimate (Évaluation du renseignement national, NIE) publié en novembre 2007 par 16 agences américaines de renseignement, précisait en effet que l’Iran ne maintenait pas de programme d’armement nucléaire.

Le rapport a été largement perçu comme un revers pour l’administration Bush, laquelle faisait des pressions sur l’Iran et tentait de stopper son programme nucléaire.

L’organisme de surveillance de l’ONU, dont le plus grand nombre d’inspections de son histoire a eu lieu sur des sites nucléaires iraniens, n’a également rien trouvé qui indiquerait une déviation du programme vers la militarisation.


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Saturday, February 14, 2009

Israël et Gaza : la perte des repères moraux

Comment expliquer le soutien quasi unanime de la société israélienne pour une solution de force à Gaza dont les effets meurtriers et dévastateurs ont pourtant été d’emblée visibles par tous ? Pourquoi ce processus de déréalisation du Palestinien qui conduit à l’acceptation par une majorité d’Israéliens d’un massacre d’une telle ampleur ? Michel Warschawski tente ici d’éclairer de l’intérieur les raisons de cette dérive vers une perte progressive de tous repères moraux. 7 février 2009

Le consensus national en Israël face au carnage de Gaza nous interpelle. Depuis 1982, toutes les guerres et autres formes de conflits dans lesquelles Israël a été impliqué ont engendré un débat public, voire de véritables cassures dans la société israélienne. Pourtant, ces conflits étaient bilatéraux et les Israéliens pouvaient, malgré les rapports de forces gravement inégaux, se sentir victimes d’une violence provenant de l’adversaire, que ce soient les attentats palestiniens en 1996-1997 ou les roquettes tirées par le Hezbollah en 2006. Aujourd’hui la violence est unilatérale, car seuls des gens travaillés par la mauvaise foi mentionneront comme violence symétrique ces Qassams qui, ne l’oublions pas, ont laissé pendant deux ans l’opinion publique et le gouvernement israéliens indifférents au sort d’une population qu’ils appellent "l’Autre Israël" [1] et dont ils ignorent et la misère et l’insécurité dans laquelle ils survivent.

Et pourtant, le peuple israélien est aujourd’hui unanime dans le soutien à l’opération punitive menée contre Gaza. Même la gauche – le Parti Meretz et ce qui reste de la Paix Maintenant – s’est inconditionnellement ralliée au gouvernement, et ses grandes figures intellectuelles mettent, depuis un mois, tout leur talent au service de la défense de l’indéfendable. Les images insupportables retransmises par les chaînes satellitaires sont pourtant plus fortes que les belles phrases d’Amos Oz et de David Grossman, et l’opinion publique internationale est unanime dans sa dénonciation du comportement israélien.

Comment donc expliquer cette opposition entre un consensus international qui exprime l’horreur et la colère face au carnage de Gaza, et le consensus israélien qui le soutient ?


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source : www.mouvements.info

Friday, February 13, 2009

Dans l'enclos de Gaza : reportage BD






























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ISRAËL • Pourquoi les Israéliens ont voté pour Kadima


Donné perdant par les sondages, laminé par les échecs et la corruption, le parti de Tzipi Livni arrive néanmoins en tête du scrutin. Cette courte victoire ne lui permettra pas nécessairement de former un gouvernement, mais elle constitue une vraie surprise.
Tzipi Livini, au siège de son parti, 11 février 2009
AFP
La phrase suivante aurait pu être écrite peu avant la fermeture du scrutin : [le parti de centre droit de Tzipi Livni] Kadima n'est pas seulement une surprise, Kadima est un phénomène. Quand, il y a trois ans, Ariel Sharon, son fondateur, est tombé dans le coma peu après sa création, certains avaient prédit que le parti disparaîtrait dans les abîmes de l'Histoire. Ils affirmaient qu'Ehoud Olmert était arrivé au pouvoir en s'accrochant aux basques de Sharon et que c'était le départ de la bande de Gaza et l'évacuation relativement tranquille du Goush Katif [été 2005] qui avaient propulsé Kadima au sommet. Tzipi Livni, une femme qui n'est entrée que récemment en politique, a su mener Kadima jusqu'en finale. Elle a contraint Benyamin Nétanyahou, qui était en tête dans les sondages, il y a encore deux semaines, à se battre comme un fou jusqu'au jour du scrutin. Kadima, qui a commencé avec une promesse de big bang et a rassemblé des personnalités expérimentées de tous horizons, a également distancé le Parti travailliste, formation qui a fondé le pays.

Qu'ont donc accompli Livni et son équipe pour que les électeurs, ces mêmes électeurs qui les soutenaient il y a trois ans, les préfèrent au Likoud, au Parti travailliste et au Meretz ? Il y a deux ans et demi, ils ont provoqué l'apparition d'un million de réfugiés dans leur propre pays avec une guerre [contre le Hezbollah libanais] qui a fait plus de 160 morts et s'est terminée par une commission d'enquête qui les a taillés en pièces. Du désengagement, des négociations avec Mahmoud Abbas et des colonies illégales, il ne reste que des titres dans de vieux journaux. La promesse que le retrait de Gaza assurerait la sécurité des villes de l'ouest du Néguev a volé en éclats avec les missiles Grad qui ont frappé le centre du Néguev. Le Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza et étendu son influence à la Cisjordanie. Et [le soldat israélien aux mains du Hamas] Gilad Shalit est toujours prisonnier.

Kadima a surfé sur le dégoût provoqué par les décisions – publiques et secrètes – du Likoud et le désir d'avoir un gouvernement propre. Il a survécu aux nombreuses enquêtes sur le Premier ministre, à la condamnation du vice-Premier ministre Haïm Ramon, à la mise en accusation du ministre des Finances Abraham Hirschson et au procès de l'ancien ministre Tzachi Hanegbi. On a du mal à comprendre ce qui attire les masses israéliennes vers Kadima. Peut-être est-ce parce que la mémoire collective est courte ou peut-être est-ce que le "succès" de l'opération Plomb durci [l'offensive israélienne de janvier 2009 à Gaza] a fait oublier la mascarade de la deuxième guerre du Liban. Peut-on s'attendre à ce que tout le monde se rappelle que le Premier ministre n'est plus élu au suffrage direct ? Ceux qui l'ont oublié doivent se souvenir qu'ils ne votent pas uniquement pour le chef d'un parti mais pour un parti dans son ensemble, avec sa politique et son idéologie. Ou peut-être que le secret de Kadima réside dans la formule qui avait permis au stratège Reuven Adler de mener Sharon et Olmert au pouvoir et qu'il a répétée pour Livni : tuez le plus d'Arabes possibles et parlez de paix le plus possible.

Akiva Eldar
Ha'Aretz

source : courrier international

Thursday, February 12, 2009

Cinéastes contre la guerre et l’occupation

jeudi 29 janvier 2009 (12h38)

Du 14 au 28 février 2009

Pour la 3e édition de son festival de films documentaires et dans le contexte de l’agression israélienne à Gaza, Confluences soutient les cinéastes palestiniens et israéliens qui s’engagent contre cette violence insupportable.

Le festival s’articulera autour de quatre thèmes :

Gaza, un ghetto en terre sainte
Les mémoires bafouées
L’occupation encore et toujours
Les origines du cinéma israélien contre l’occupation

Confluences renouvele son partenariat avec l’école de cinéma Sapir, à Sderot et propose de découvrir plusieurs films de ses élèves. Des débats avec les réalisateurs seront organisés après les projections...

le Site de Confluences : http://confluences.jimdo.com
source: Bellaciao